Paulet.
«Il le sera.
Marie.
«Comme mon corps ne peut pas reposer en terre sainte, je demande qu’il soit accordé à ce fidèle serviteur de porter mon cœur en France, auprès des miens. Hélas! il a toujours été là.
Burleigh.
«Ce sera fait. Ne voulez-vous plus rien?
Marie.
«Portez mon salut de sœur à la reine d’Angleterre; dites-lui que je lui pardonne ma mort du fond de mon âme. Je me repens d’avoir été trop vive hier, dans mon entretien avec elle. Que Dieu la conserve et lui accorde un règne heureux»! (Dans ce moment le shérif arrive; Anna et les femmes de Marie entrent avec lui). «Anna, calme-toi, le moment est venu, voilà le shérif qui doit me conduire à la mort. Tout est décidé. Adieu, adieu». (A Burleigh). «Je souhaite que ma fidèle nourrice m’accompagne sur l’échafaud, milord: accordez-moi ce bienfait.
Burleigh.
«Je n’ai point de pouvoirs à cet égard.