[57] Jointe à celle adressée de Marseille à Marie Dumoulin, le 21 août 1647.

[58] Les Femmes illustres ou les Harangues héroïques. Paris, 1665, in-12.

[59] Œuvres, 1665, in-fo, t. I, p. 969.

[60] La Société française au dix-septième siècle, t. II, p. 118.

[61] Par exemple Niceron et Brunet attribuent Almahide à Mlle de Scudéry. Eh bien, deux lettres de Chapelain à Georges, des 25 août et 16 novembre 1660, renferment, sur la deuxième partie de ce roman, des détails, des conseils, des critiques qui prouvent que Chapelain le traitait comme l'auteur incontesté de l'ouvrage.

[62] Voici comment elle a parlé elle-même de ces amitiés: «Lorsque l'amitié devient amour dans le cœur d'un amant, ou, pour mieux dire, lorsque cet amour se mêle à l'amitié, sans la détruire, il n'y a rien de si doux que cette espèce d'amour; car, tout violent qu'il est, il est pourtant toujours un peu plus réglé que l'amour ordinaire; il est plus durable, plus tendre, plus respectueux, et même plus ardent, quoiqu'il ne soit pas sujet à tant de caprices tumultueux que l'amour qui naît sans amitié. On peut dire, en un mot, que l'amour et l'amitié se mêlent comme deux fleuves dont le plus célèbre fait perdre le nom à l'autre.» Esprit de Mlle de Scudéry, 1766, p. 275.

[63] Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, était, comme nous l'avons vu, l'un des plus anciens amis de Mlle de Scudéry.

[64] Il paraît que ces espèces de rencontres, que Scudéry regardait probablement comme des rendez-vous, se renouvelaient assez souvent. Pellisson écrivait à Mlle Legendre le 2 novembre 1656: «On me vint prendre à midi pour aller dîner chez M. de Vence, dont nous ne fûmes de retour qu'à la nuit. Mlle de Scudéry, Mlle Robineau, M. Chapelain et M. Isarn en étoient.»

[65] «La plupart des Précieuses, dit Somaize, ont un jour pour recevoir les autres. C'est une nymphe du siècle qui a inventé cet usage.» Ainsi l'habitude d'avoir un jour, comme on parle encore aujourd'hui, nous vient de cette époque, et probablement de Mlle de Scudéry.

[66] Et non rue Quincampoix, comme l'a cru, sur des indices peu concluants, M. E. Miller, dans son travail, intéressant du reste, extrait du Correspondant: Pierre Taisand, lettres inédites de Bossuet et de Mlle de Scudéry. Paris; Douniol, 1869, in-8o, p. 21. M. Ch. Giraud dans l'Histoire de Saint-Évremond, qui précède son édition des Œuvres mêlées de cet auteur, 1865, 3 vol. in-12, a plus approché de la vérité en plaçant ce domicile rue de Berry. Nous avons trouvé, à cet égard, une indication précise dans un document sans date, mais certainement antérieur à la Fronde: Rolle des taxes faites sur les bourgeois et habitans du Quartier St-Avoye et le Temple, pour raison du nettoyement: