[47] Discours politiques des rois. Paris, 1647, in-4o.
[48] C'est la véritable date du voyage, qui se termina à Lyon vers le milieu du mois de novembre de cette année. Cf. Taillandier, Commencements de Molière, dans la Revue des Deux-Mondes, t. XIX, p. 280, et Péricaud, Lyon sous Louis XIV, p. 90.
[49] Cela ne ferait que neuf ans (de 1647 à 1656); mais on aura changé le chiffre lors de l'impression du Voyage dans le Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes. Cologne, P. Marteau, 1663, in-16. D'ailleurs nos deux auteurs n'y regardaient pas de si près.
[50] «On m'écrit de Marseille...,» disait-elle encore à l'abbé Boisot, dans une lettre du 19 juillet 1694. Bonnecorse, dont son frère avait fait imprimer la Montre, et dont elle eut occasion d'obliger le fils, lui servait dans cette ville de correspondant et d'intermédiaire auprès de ses anciens amis. Voir sa lettre du 20 mars 1681.
[51] Cousin, La Société française au dix-septième siècle, d'après le Grand Cyrus de Mlle de Scudéry, 2e édition, t. I, p. 245.
[52] Catalogue d'autographes du 15 mai 1843, no 471. L'hôtel de Nevers était sur l'emplacement actuel de celui des Monnaies. Il avait été acquis en 1641 par M. de Guénégaud. M. de Pomponne, dans une lettre du 1er décembre 1644, a tracé le tableau de la société qui s'y réunissait. L'hôtel de Créqui, habité par le maréchal de ce nom, perçait de la rue des Poulies dans le cul-de-sac des Pères de l'Oratoire. Il fut démoli lors des premiers travaux de la Colonnade du Louvre, en 1666.
[53] Nous verrons plus loin que le Cyrus et la Clélie rapportèrent beaucoup d'argent, du moins au libraire. Mais il en passa une partie à l'emploi qu'indique avec ménagement, mais assez clairement du reste, l'auteur de l'Éloge de Mlle de Scudéry: «Riche des seuls biens de son esprit, elle crut qu'elle devoit en faire usage pour acquitter de grosses dettes qu'elle n'avoit pas contractées.»
[54] Voy. sa lettre à Chapelain du 7 décembre 1649.
[55] On lit dans une lettre inédite du surintendant Servien à Mazarin, en date du 22 août 1654: «Je crois certainement que celui que l'on étoit tant en peine de découvrir, qui écrivoit à M. le P... les lettres si importantes et si bien raisonnées que V. E. m'a fait quelquefois l'honneur de me montrer, c'est Scudéry, qui se retire, à ce qu'on m'a dit, dans le palais d'Orléans. Je crois qu'il importe de le faire arrêter.»
[56] Voy. sa belle lettre à Godeau du 22 février 1650, celle du mois d'octobre suivant, où se trouvent les vers si connus sur le Grand Condé. Ses lettres de cette époque sont de véritables chroniques de la Fronde, écrites à un certain point de vue, mais sous le coup des événements.