Mais plus loin, p. 477, elle proteste contre la publicité donnée malgré elle à cette bagatelle, «qui étoit faite pour n'être vue que de cinq ou six personnes d'esprit, et non de deux mille qui n'en ont guères, ou qui l'ont mal tourné.»

[80] Paris, F. Bienfait, 1659, in-18.

[81] Lettre d'Ariste, p. 6.

[82] Miller, Pierre Taisand, etc., p. 26.

[83] Saint-Marc Girardin, Cours de littérature dramatique, 1861, t. III, p. 3.

[84] Comme il règne quelque obscurité sur cette époque de la vie de Scudéry, nous citerons ici, d'après le Manuscrit provenant de Sainte-Beuve déjà signalé par nous, les lettres de Chapelain, à lui adressées, des 14 février et 12 juin 1659, «à Pirou, en Normandie;» des 25 août et 16 novembre 1660, «à Paris.» Il est pour la première fois question de Mme de Scudéry (Mlle de Martin-Vast) dans la lettre du 12 juin 1659.

[85] Lettre à Bussy, du 29 avril 1672.

[86] Voy. dans la Correspondance la lettre de Scudéry à l'abbesse de Malnoue.

[87] Tallemant dit à ce sujet: «Il (Scudéry) vint ici, il y a un an (ceci était écrit en 1658), mais sa sœur lui déclara qu'il n'y avoit qu'un lit dans la maison, et il s'en retourna.»

[88] Marie-Éléonore de Rohan-Montbazon, abbesse de la Trinité de Caen, puis de Malnoue, connue dans la société précieuse sous les noms d'Octavie, de Méléagire, la Grande Vestale dans Clélie, fut une des femmes les plus distinguées de cette époque qui en comptait un si grand nombre. Elle unissait à la piété et aux qualités solides que Pellisson a fait ressortir dans une belle épitaphe (voyez-la à la fin du IIIe vol. de ses Lettres historiques), l'enjouement et les grâces de l'esprit et du corps. Huet, dans sa jeunesse, a tracé d'elle un portrait renfermant ce passage singulier quand on songe qu'il s'applique à une abbesse et qu'il émane d'un futur évêque: «N'ayant jamais vu votre gorge, je n'en puis parler; mais si votre sévérité et votre modestie vouloient me permettre de dire le jugement que j'en fais sur les apparences, je jurerois qu'il n'y a rien de plus accompli.»