[89] Cousin, La Société française, t. II, p. 151.

[90] Jacqueline, fille du duc d'Arpajon et petite-fille du maréchal de Thémines. Tallemant ajoute en note: «Quand Mlle d'Arpajon se fit carmélite (elle prit l'habit le 7 juillet 1655), Mlle Sapho s'avisa de lui écrire une grande lettre, pour l'en retirer, qui n'eût peut-être pas persuadé une jeune fille, et celle-là avoit trente ans: car elle ne lui parloit que des divertissements qu'elle perdoit. La reine alla ce jour-là aux carmélites; les religieuses vouloient lui montrer cette lettre, et, en effet, sans Moissy qui y prêchoit ce jour-là, elles l'eussent fait. Car Sapho avoit grand tort d'écrire comme cela en une religion où l'on ne reçoit point de lettres que les supérieures ne les ayent lues.» Cette affaire fit grand bruit, et la lettre de Mlle de Scudéry, souvent mentionnée, s'est dérobée à toutes nos recherches.

[91] Ce devait être Diane-Henriette de Budos, première femme de Claude de Saint-Simon, père de l'auteur des Mémoires.

[92] Étude sur Pellisson, p. 99.

[93] Clélie, t. Ier, p. 389.

[94] Voy. la Journée des Madrigaux, p. 17, 51, 74; le Louis d'or, par Isarn, et la lettre de Mlle de Scudéry à cette occasion.

[95] Sur le cachet donné à Sapho par Théodamas, il y eut tout un déluge de madrigaux passablement ridicules. Sapho termine le sien par ces vers:

On ne peut se défendre
De vous donner son cœur ou de le laisser prendre.

Théodamas insiste:

Je suivrai la leçon qu'Amour me vient apprendre,
Donnez-moi votre cœur sans me le laisser prendre.