[186] C'est ainsi que, dans le volume de 1680, chapitre De la raillerie, voulant raconter un petit voyage qu'elle fait avec quelques amis et amies pour voir la mer, elle déclare «que la relation en sera moins ennuyeuse sous des noms supposés que sous les véritables».

[187] Mme de Sévigné les recommandait à son fils, en disant: «Il est impossible que cela ne soit bon, quand cela n'est point noyé dans son grand roman.» Lettres des 25 septembre 1680 et 11 septembre 1684. Elle y revient encore dans une lettre de 1688. Édition Hachette, t. VIII, p. 371.

«Il n'y a point de si belle morale que celle que vous y prêchez, et étant détachée, comme elle est, des aventures amoureuses qui pourroient éveiller les passions, elle doit être entre les mains de tous les jeunes gens. La Cour ne seroit remplie que d'honnêtes gens si on la prenoit pour règle, et je vous assure, Mademoiselle, que ce devroit être le bréviaire de ceux qui doivent vivre dans le grand monde.» Mascaron à Mlle de Scudéry, Agen, 6 janvier 1681.

«Tout est si raisonnable, si poli, si moral et si instructif dans les deux volumes que vous m'avez fait la grâce de m'envoyer, qu'il me prend quelquefois envie d'en distribuer dans mon diocèse pour édifier les gens de bien et pour donner un bon modèle de morale à ceux qui la prêchent.» Fléchier, à la même, 26 décembre 1685.

[188] La Société française au dix-septième siècle, t. Ier, p. 14.

[189] Giraud, Histoire de Saint-Évremond, p. 77.

[190] L'abbé de Pure, témoin non suspect, préfère sans hésiter la conversation de Mlle de Scudéry à ses ouvrages. «Elle est capable de ternir toutes ses belles productions par sa seule conversation, car elle y est si bonne et si aimable qu'on aime encor mieux la voir que la lire: ce n'est que bonté, que douceur; l'esprit n'éclate qu'avec tant de modestie, les sentiments n'en sortent qu'avec tant de retenue, elle ne parle qu'avec tant de discrétion, et tout ce qu'elle dit est si à propos et si raisonnable, qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer et de l'aimer tout ensemble.» La Précieuse, Ire partie, p. 382.

[191] Conversations nouvelles sur divers sujets, 1684, t. II, pp. 770 à 887.

[192] Conversations inédites de Mme de Maintenon, Paris, Blaise, 1828, in-18.

[193] Relation contenant l'histoire de l'Académie française, 1672, in-12, p. 555. Le Discours de la Gloire se trouve à la suite, p. 561.