Balzac. . . . . . . . . . né en 1594, mort en 1660.
Chapelain. .—1595,✝1674.
Voiture. . . . —1598,✝1648.
Corneille. . .—1606,✝1684.
Scarron. . . .—1610,✝1660.
Molière. . . .—1620,✝1673.
La Fontaine.—1621,✝1695.
Pascal. . . . .—1623,✝1662.
Bossuet. . . .—1627,✝1704.
Fléchier. . . .—1632,✝1710.
Mascaron. . . —1634,✝1703.
Boileau. . . . .—1636,✝1711.
Racine. . . . .—1639,✝1699.
Labruyère. .—1644,✝1696.

[222] Promenade de Versailles ou Histoire de Célanire. Paris, Barbin, 1669, in-8o.—Les Bains des Thermopyles. Paris, veuve Ribou, 1732, in-8o. C'est un épisode tiré du t. IX du Grand Cyrus.—Histoire de Mathilde d'Aguilar. La Haye, 1736, in-8o.—Anecdotes de la cour d'Alphonse XIe du nom, Roi de Castille. Paris, 1756, 2 vol. in-12.

[223] Conversations morales, 1686, t. II, p. 989.

[224] Eloge de Mlle de Scudéry, par M. Bosquillon, dans le Journal des Savants, du lundi 11 juillet 1701.

[225] Voici la mention, inexacte quant à l'âge, que M. Jal a relevée sur les registres de Saint-Nicolas. Ce fut le jeudi 2 juin 1701 que décéda, en sa maison, rue de Beauce, «damoiselle Magdeleine de Scudéry, fille, âgée de soixante-et-quatorze ans, ou environ.» Elle fut inhumée le lendemain 3 juin, à Saint-Nicolas-des-Champs, sa paroisse.

[226] Voyez la Notice page 17.

[227] Mss de Conrart, in-4o, t. V, p. 275.

M. Cousin qui a reproduit cette lettre et la suivante, n'a pas entrepris d'en expliquer les allusions. Nous avons dû aller plus loin que lui. Leur comparaison avec les lettres de Balzac à Chapelain des 15 mars, 15 et 29 avril 1639, et avec la lettre inédite de Voiture au même, datée du 1er mars de la même année (Mss Sainte-Beuve), nous a fourni l'explication suivante: La comédie de l'Arioste I Suppositi avait été à l'hôtel de Rambouillet l'objet d'une polémique assez animée. Critiquée par Voiture et par Mlle de Rambouillet, elle avait eu pour défenseurs Chapelain, Mlle Paulet, Georges et Madeleine de Scudéry. Enfin Voiture s'avoua vaincu et envoya à Chapelain une paire de gants, enjeu du défi.

[228] Mlle Paulet, sur laquelle nous reviendrons plus loin, avait dû ce surnom à son courage, à sa fierté, et à la nuance dorée de ses cheveux. Chapelain avait composé sur elle en 1633 une pièce de vers qu'on appelait le Récit de la lionne.

[229] Balzac, qui s'était aussi déclaré pour l'Arioste dans la discussion dont nous avons parlé, se prévaut, dans sa lettre du 15 avril, de l'adhésion de Scudéry, et il ajoute: «Mais que cette sœur qui écrit si élégamment et de si bon sens, est digne de lui, et qu'elle est à mon gré une personne excellente! Prêtez-moi, monsieur, une douzaine de vos paroles, pour lui faire le compliment que je lui dois, et dites-lui que si j'étois le légitime distributeur de cette immortalité dont vous parlez, elle seroit assurée d'en avoir sa part.»