1o Brébeuf avait à Mlle de Scudéry des obligations qu'il avoue ici hautement.

2o La principale de ces obligations paraît être d'avoir été recommandé par elle au grand Corneille, leur compatriote à tous deux, qui aurait loué et encouragé sa Traduction de la Pharsale.

Ajoutons que ces rapports entre les deux poëtes, dont on trouve la trace dans les lettres de Brébeuf, p. 19, 103, 212 et 213 du volume de ses Œuvres, cité plus haut, reçoivent une confirmation singulière de ce fait, non assez remarqué, qu'indépendamment de leur prédilection commune pour Lucain, il leur est arrivé plusieurs fois de se rencontrer sur le même terrain, témoin les vers de l'un et de l'autre sur l'art ingénieux de l'écriture, et l'épitaphe qu'ils ont consacrée, presque littéralement dans les mêmes termes, A une dame vertueuse, Élisabeth Ranquet. Voy. Poésies diverses de Brébeuf, 1662, p. 219, et Œuvres de Corneille, édition Hachette, t. X, p. 133.

[543] Ils parurent dans le courant de l'année 1660, et Brébeuf mourut l'année suivante.

[544] Cabinet de M. Boutron.

[545] M. de Monmerqué nous a conservé cette lettre, dont il possédait l'original. «Corbinelli, dit-il, ami de Mlle de Montalais, avait été dépositaire des lettres du comte de Guiche à Madame. Il eut la faiblesse de les remettre au marquis de Vardes qui en abusa. Ce zèle exagéré pour un ami qui en était peu digne lui fit partager sa disgrâce.»

Jean Corbinelli, d'une famille originaire de Florence, établie en France depuis deux générations, mourut à Paris, centenaire, dit-on, le 19 juin 1716. Il était ami intime de Mlle de Scudéry et de Mme de Sévigné.

[546] Pièce de l'Isographie.

[547] La Tubéreuse, à Célie le jour de sa fête, pièce de vers de Mlle de Scudéry. Voyez-la aux Poésies.

[548] Provenant du Cabinet de M. de Monmerqué. D'après une note de sa main, Beauvilliers répond à un billet par lequel Mlle de Scudéry lui faisait part de la liberté que Pellisson (Acante) venait d'obtenir par lettres du roi du 16 janvier 1666.