[549] Artaban est le nom qui, parmi les beaux esprits et dans la société précieuse, désignait le duc de Saint-Aignan, et qu'il prenait lui-même quelquefois dans ses lettres. Artaban, fils de Pompée, est un des personnages chevaleresques de la Cléopâtre de La Calprenède.

[550] Cabinet de M. Gauthier-la-Chapelle.

[551] C'est probablement par pure modestie que le P. Verjus parlait ainsi du livre qu'il adressait à Mlle de Scudéry, car c'est lui-même qui publiait en 1666, sous le pseudonyme de l'abbé de Saint-André, la Vie de Michel Le Nobletz, prêtre et missionnaire en Bretagne.

[552] Cette lettre, ainsi que la suivante, nous a été communiquée par M. le comte de Clapiers, à Marseille.

Sur Mgr de Forbin-Janson et sur les longues relations qui existèrent entre lui et Mlle de Scudéry, Voy. la Notice, p. 24. Nous renouvelons ici l'expression du regret de n'avoir pu retrouver aucune des nombreuses lettres qu'elle lui adressa pendant une période de plus de cinquante années.

[553] Cette lettre et la suivante, qui avaient passé du cabinet de M. de Monmerqué dans celui de M. Rathery, ont été communiquées par ce dernier à l'éditeur des Lettres de Mme de Sévigné, édition Hachette.

[554] Mlle de Sévigné, à qui La Fontaine a dédié cette fable. Elle fait partie du premier recueil des Fables de La Fontaine qui contient les six premiers livres; elle commence le quatrième. Ce recueil ayant été achevé d'imprimer le 31 mars 1668, cette date donne à peu près celle de la lettre.

[555] Paul de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, depuis duc de Beauvilliers.

[556] Le Roi venait de faire en personne la conquête de la Franche-Comté. Le comté de Bourgogne, ou Franche-Comté, portait d'azur semé de billettes d'or au lion de même.

[557] Le Roi, en parlant à Saint-Aignan de Mlle de Sévigné d'une manière fort glorieuse pour elle, faisait allusion sans doute à sa sagesse, à sa vertu, à son indifférence. Cette indifférence était bien connue avant que La Fontaine n'en parlât dans le Lion amoureux; Bensserade l'avait déjà célébrée dans le Ballet de la Naissance de Vénus, dansé à la cour en 1665, et où Mlle de Sévigné représentait Omphale. On adressait les vers suivants à la reine de Lydie: