—J'aurai l'habit, et je me prosternerai.

—Voilà qui est bien, mais votre compliment de réception?

—Mon compliment?

—Sans doute; il faut qu'il soit en latin.

—En latin?

—Eh oui! mademoiselle Quinault l'aînée a passé elle-même par là, dans le temps, quand on l'a reçue chevalière; il est vrai qu'elle était duchesse et princesse de Nevers.

—Et quels sont les termes du compliment?

—Je vous écrirai cela.

Le crédule professeur montre alors sa lettre de nomination à l'imperturbable mystificateur; Dugazon n'avait pas besoin de la lire, il la connaissait! Le duc d'Aumont était prévenu, Floquet devint sa victime. Il entrait dans sa destinée malheureuse de payer ce soir-là à souper à Dugazon; notre acteur ne manqua pas de lui apporter un compliment fait en latin de cuisine. M. Floquet le récitait enthousiasmé. Le lendemain, à Versailles, Dugazon se promenait dans le parc de fort bonne heure, et bien avant que le roi fût entré dans la chapelle pour la messe. M. Floquet avait un habit serein, un gilet cerise, et des manchettes. Tout d'un coup voilà que madame Floquet débouche d'une allée, elle s'avance furieuse et les poings fermés vers son mari.

—Que veut dire cette mascarade?