Le troisième—le quatrième! Ah! par ma foi, l'Odyssée de son malheur se poursuit, on l'abreuve d'humiliations…

En ce temps-là les pommes n'étaient pas encore inventées…

Mais on sifflait en chœur, et avec une force imposante.

L'infortuné lutta vainement… La honte, le dépit l'emportèrent enfin. Il profita d'un jour où il y avait un bataillon de volontaires dans la cour du Louvre et il partit. Arrivé à la frontière, il était chef de bataillon!

Les frères Grammont furent moins heureux; ils trempèrent tous deux dans la Révolution française et payèrent cette tentative malheureuse de l'échafaud.

Les demoiselles Sainval—les mêmes que l'on vit forcées de se réconcilier et de s'embrasser en plein théâtre, malgré qu'elles en eussent, jouèrent aussi à la Montansier.

La direction était loin de les chérir et elles étaient désignées par elle sous le nom de ses bêtes noires.

Elles n'avaient rien de commun, au reste, avec cette famille des
Jocrisses qu'adora Cambacérès et pour laquelle Talma montrait dans
Brunoy une préférence injurieuse à Corneille.

Nous avons parlé de Dorvigny, l'heureux père de tant de parades représentées alors avec fracas, surtout celle des Battus paient l'amende. Dorvigny était un improvisateur de première force.

Il n'était pas rare de le voir arriver souvent aux jours marqués pour une lecture avec un magnifique rouleau noué d'une ficelle, il s'asseyait vis-à-vis de Brunet, par exemple, n'ouvrait pas son cahier, mais commençait par faire claquer sa langue d'un air significatif.