— Voilà ! fit la jeune fille répondant à sa pensée. Mais, avec le temps, on apprivoiserait le chacal…
— A quelle croisade dévouez-vous votre jeunesse et qu’allez-vous prêcher ? demande Claude Hervis, le sculpteur vagabond, plus épris de nomadisme que de labeur.
— L’Émancipation de la Musulmane, répond Noura.
— Pourquoi ? Que lui apportez-vous de préférable à ce qu’elle possède de par l’héritage et la leçon de ses grand-mères ?
— La liberté de l’action, l’élargissement et la clarté de la pensée, la faculté de transformer l’existence végétative en vie active.
— L’objet de votre sollicitude voudra-t-il prendre le chemin indiqué ?
— J’y tâcherai.
— Votre but en somme est d’inoculer le poison du féminisme dans le sang arabe.
Noura relève son front volontaire qui s’appuyait aux faïences mauresques du salon de l’Amie.