Maintenant, criez, ô pleureuses ! Vous toutes, femmes qui l’aimiez, déchirez vos visages avec frénésie ! Que les pleurs se mêlent au sang des joues lacérées ; qu’ils deviennent des larmes rouges, brûlante offrande à la morte blanche au tendre linceul. Que les déchirures soient profondes, qu’elles flétrissent longtemps votre charme, ô vous qui vivez encore !

Toi, la Bent Fraîchichi, chante selon l’usage, un chant digne d’Oureïda.

O infidèle sorti du tombeau, que vois-tu ?

Le monstre au souffle pourri te frappe

Avec des paroles obscènes.

Tu demandes son nom, il répond :

— « Je suis ton ouvrage,

« Le mal que tu as commis.

« Je l’ai porté durant ta vie ;