— Mouni…
Que fait le messager de bonheur, le cher messager attendu ?… Pourquoi ne vient-il pas encore ?…
L’anneau de cuivre heurte la porte.
Un temps… Le cœur de Noura bat si fort et d’une si violente espérance !…
Et Doudouh revient de son pas tranquille, précédant le Mahdi…
— Mouni ?…
Il presse contre ses lèvres les deux pauvres mains frémissantes.
— Noura, chère Noura, c’est le dernier coup. Il vous atteindra cruellement. Je suis ici pour ne pas vous laisser seule chanceler sous la blessure.
— Mouni ?…
— Mariée, depuis trois ou quatre semaines, avec un prince nomade du Sahara constantinois.