— Je n’ai rien vu. Je ne sais rien.
Une nuit, l’Oasienne accroupie, immobile, l’entendit sangloter. Il pleurait d’apaisement après l’horreur de l’enquête infructueuse, des commentaires finis enfin !
Désormais, le doux corps et l’esprit de Mouni étaient dans la paix, à l’abri du hideux bourdonnement de toutes les mouches humaines.
O notre Mouni, nous scanderons notre hymne funèbre autour de ton sommeil dans le sable blond et chaud.
Dors, tu as connu les chants de la vie,
O Déracinée des champs bédouins !
Tu t’es enchantée aux psaumes antiques,
tu t’es éblouie aux airs étrangers ;