«En effet, je pus arriver à Bruxelles et à Anvers; maintenant je vais à Ostende où je verrai bien le Roi; j’ai des renseignements à porter.

—Est-ce que vous verrez la petite princesse Marie-José?

—Mais non, elle est en Angleterre avec ses frères.

—Nous aussi, nous allons à Ostende, dit maman, nous nous y reverrons sûrement.»

Maman était très émue en lui disant adieu et moi, je le trouvais bien gentil, puisqu’il nous avait donné des nouvelles de papa et de Madeleine.

Comme il n’y avait plus de trains pour nous mener à Ostende, le vieux monsieur nous aida à chercher un moyen pour nous y rendre, le plus commodément possible, comme il disait.

Il connaissait un voiturier rue des Meuniers, qui avait encore un cheval et qui peut-être pourrait nous conduire à Ostende.

Barbe était très contente d’aller en voiture. Elle prit sa poupée par une main et lui raconta qu’on allait prendre une belle voiture pour aller à Ostende et qu’il ne faudrait pas avoir peur, car le cheval n’était pas méchant et que là, à Ostende, nous retrouverions sûrement papa et Madeleine.

Je ne pouvais pas m’empêcher de rire en l’entendant s’amuser; je lui dis:

«Mais non, pas à Ostende, à Bruxelles.