—Pourquoi pas à Ostende? Je veux voir papa à Ostende.

—Mais papa n’y est pas.

—Si.

—Non, je le sais bien.»

Maman me dit alors que je ne devais pas contrarier Barbe, qui était fatiguée et qui ne comprenait pas tout.

Je me suis tue alors.

Le vieux monsieur, qui était très bon et qui nous caressait les cheveux de temps en temps, demanda à maman de lui permettre de nous donner à goûter.

«J’aurais bien voulu mener ces petites filles chez le meilleur pâtissier de la ville, mais il est parti pour la guerre dès le commencement du mois d’août.... Tout de même nous trouverons bien quelque part des gâteaux à manger. Vous aimez les éclairs et les choux à la crème, n’est-ce pas, ma petite demoiselle? demanda-t-il à Barbe.

—Oh! mais, tu sais, j’aime aussi le chocolat et tu en donneras à Francine s’il te plaît?

—Oui, bien sûr.