Sa couverture était restée devant le feu, mais elle était plate et le singe ne se trouvait pas dessous.
Je l’appelai ; Vitalis l’appela à son tour ; il ne se montra pas.
Qu’était-il devenu ?
Vitalis me dit qu’en s’éveillant, il l’avait senti près de lui, c’était donc depuis que nous étions sortis qu’il avait disparu ?
Avait-il voulu nous suivre ?
Nous primes une poignée de branches enflammées, et nous sortîmes, penchés en avant, nos branches inclinées sur la neige, cherchant les traces de Joli-Cœur.
Nous n’en trouvâmes point : il est vrai que le passage des chiens et nos piétinements avaient brouillé les empreintes, mais pas assez, cependant, pour qu’on ne pût pas reconnaître les pieds du singe.
Il n’était donc pas sorti.
Nous rentrâmes dans la cabane pour voir s’il ne s’était pas blotti dans quelque fagot.
Notre recherche dura longtemps ; dix fois nous passâmes à la même place, dans les mêmes coins ; je montai sur les épaules de Vitalis pour explorer les branches qui formaient notre toit ; tout fut inutile.