De temps en temps nous nous arrêtions pour l’appeler ; rien, toujours rien.
Vitalis paraissait exaspéré, tandis que moi j’étais sincèrement désolé.
Pauvre Joli-Cœur !
Comme je demandais à mon maître s’il pensait que les loups avaient pu aussi l’emporter :
— Non, me dit-il, les loups n’auraient pas osé entrer dans la cabane ; je crois qu’ils auront sauté sur Zerbino et sur Dolce qui étaient sortis, mais ils n’ont pas pénétré ici ; il est probable que Joli-Cœur épouvanté se sera caché quelque part pendant que nous étions dehors ; et c’est là ce qui m’inquiète pour lui, car par ce temps abominable il va gagner froid et pour lui le froid serait mortel.
— Alors cherchons encore.
Et de nouveau nous recommençâmes nos recherches ; mais elles ne furent pas plus heureuses que la première fois.
— Il faut attendre le jour, dit Vitalis.
— Quand viendra-t-il ?
— Dans deux ou trois heures, je pense.