— Pas de grande roue ?
— On ne voit rien.
— Nous sommes-nous trompés !
Je n’avais pas à répondre, je ne savais ni où nous étions, ni où nous allions.
— Marchons encore cinq minutes, et si nous ne voyons pas les arbres nous reviendrons en arrière ; je me serai trompé de chemin.
Maintenant que je comprenais que nous pouvions être égarés, je ne me sentais plus de forces. Vitalis me tira par le bras.
— Eh bien !
— Je ne peux plus marcher.
— Et moi, crois-tu que je peux te porter ? si je me tiens encore debout c’est soutenu par la pensée que si nous nous asseyons nous ne nous relèverons pas et mourrons là de froid. Allons !
Je le suivis.