- Non. Pas encore.

- Pourquoi non ? (voix chinoises, accent d'hostilité).

- La mort ne se manie pas comme un balai ! »

Si quelqu'un sortait, j'aurais l'air d'un espion. Je ne peux cependant pas me moucher, ou me mettre à siffler ! Poussons la natte et entrons.

Autour d'un bureau, Garine en tenue kaki d'officier et trois jeunes Chinois en veston blanc. Pendant les présentations, l'un des Chinois murmure :

« - Il y a des personnes qui ont peur de se salir en touchant les balais...

- Il y avait bien des gens qui trouvaient Lénine peu révolutionnaire, répond Garine, se retournant d'un coup, la main encore posée sur mon épaule. Puis, s'adressant à moi :

« (Tu n'as pas rajeuni...) Tu viens de Hongkong ? » et, sans même attendre ma réponse :

« Tu as vu Meunier, oui. As-tu les papiers ? »

Ils sont dans ma poche. Je les lui donne. Au même instant, un factionnaire entre, apportant une enveloppe gonflée ; Garine la passe à l'un des Chinois, qui résume :