—Très beau! surenchérit Pauline.
—Très bien, accorda Caumais-Simier».
La cause était entendue. On parla d'autre chose, et Amédée Paqueret chercha vainement à tromper son idée fixe par un bavardage perpétuel.
Et c'est ainsi qu'il s'était mis, par exemple, à interroger si étourdiment sa filleule Pauline, après le dîner, et à insister sur le «Parce que» qu'elle lui avait répondu.
Cela ne donna rien, naturellement, car on ne confesse pas une petite fille à moins de soins infinis, que Paqueret n'était point ce soir en état de prendre.
Il ne put que constater, comme tout le monde, avec quelle froideur sa filleule recevait les assiduités de François de Caumais-Simier. C'étaient des «Oui, sans doute... Si vous voulez, cela m'est égal...» d'une indifférence terrible. «Voyez, mon cher, dit-il à Jacques Fouvier, comme cette Pauline s'entend à maltraiter son amoureux.
—Mais, répondit l'historien, le contraire m'étonnerait. Caumais-Simier a-t-il courtisé notre hôtesse la baronne Levaître? Non, il lui parle avec respect et la traite en mère noble. Celle-ci, d'autre part, ne voit en lui qu'un joli garçon sans valeur, un simple «titre à vendre». Comment voulez-vous, dès lors, que mademoiselle Pauline le prenne au sérieux? Elle n'aime ici-bas et n'apprécie, vous le savez, que quiconque aura d'abord su plaire à madame Sylvie. C'est son reflet, son ombre. Ou mieux, ces deux femmes, monsieur, sont couplées...»
VII
«Couplées, oui!» poursuivit complaisamment l'historien. Ce mot l'enchantait par sa précision. «Mais il m'est difficile de continuer ici cet entretien...