Un coup de massue.... Vive douleur.... Etouffement.... Tout mouvement impossible.... Anéantissement.... puis une angoisse horrible: et mon camarade? grièvement atteint? Tué peut-être?...

Soudain, sa voix:

—Réponds-moi.... Es-tu blessé?...

—J'étouffe.... Dégage-moi....

—Ne remue pas....

... Je l'entends qui se démène; avec sa carabine, il fait levier pour écarter les pièces les plus lourdes.

—Ça ne sera rien!... Ne remue pas surtout!...

... Je perçois sa respiration haletante. Il ne ménage pas ses efforts; la volonté de m'arracher à l'étau qui m'étreint décuple ses forces.

—Voilà des poilus qui viennent!... Ohé!... Par ici ... en vitesse.... Un coup de mains, les copains, pour dégager le camarade.... Oh! hisse!... En chœur!... Oh hisse!... Tous ensemble.... Zou!...

La masse de l'appareil s'ébranle, se soulève d'un côté.... On me tire par les pieds.... Chignole me palpe, me frictionne: