Spinello est principalement un peintre militaire et nul n'égale sa fougue et son emportement quand il s'agit de rendre les campagnes de Frédéric Barberousse ou quelque autre sujet du même genre. Aussi, quand il doit, comme à la sacristie de San Miniato, développer de longs épisodes religieux, son style se prête moins à ce travail et tourne souvent à l'inégal et au heurté. Néanmoins, ces fresques peuvent compter parmi les plus intéressantes que nous ait laissées le XIVe siècle, tant par la puissance et l'autorité avec lesquelles elles s'imposent que par la composition étonnante pour l'époque.
Mur du Sud.—Saint Benoît quitte la maison paternelle.
Saint Benoît répare à l'aide de sa bénédiction un verre brisé par sa nourrice.
Entretien de saint Benoît et de Totila, sa mort et la vision de saint Maur.
Mur de l'Ouest.—Saint Benoît prend l'habit.
Saint Benoît résiste à Satan dans une caverne. Il ressuscite un moine enseveli sous une tour. Il est tenté par le démon sous la forme d'une chauve-souris.
Mur du Nord.—Saint Benoît résiste à Satan en se roulant sur des épines.
Il est proclamé supérieur du couvent du mont Cassin.
Il sauve Placidius qui se noie.
Mur de l'Est.—Saint Benoît quitte son couvent.