-Ma chérie! murmura-t-il... ma femme!

Quelques heures plus tard, ils quittaient la villa: Julie prenait le train de Cologne, et Maurice l'accompagnait jusqu'à Francfort. Il était convenu qu'il continuerait à voyager en Allemagne jusqu'à ce que sa maîtresse le rappelât.

Ils parlaient de l'avenir avec calme, espérant qu'il leur réservait encore un peu de bonheur. Mais Julie, malgré tout, gardait une incertitude douloureuse. Quand, montés dans la calèche chargée de leurs malles, la petite bonne Kœthe vint les saluer du seuil de la villa, Julie se pencha vers Maurice, et lui dit ce mot qui lui transperça le cœur, parce qu'il résumait toute la tristesse tendre et résignée de son âme:

—Si tu reviens jamais ici avec une autre femme... et que la petite Kœthe te demande ce que je suis devenue... tu lui diras que je suis morte... N'est-ce pas?


TROISIÈME PARTIE

I