—Tu l'aimeras tout de même un peu, ta pauvre Yù, n'est-ce pas? Quand tu penseras à elle... après... tu sais... tu te diras que ce n'était pas sa faute... si tu étais si jeune, toi, tellement trop jeune pour elle!... Pense d'elle toujours ce que tu en penses maintenant, mon chéri. Maintenant cela te fait du chagrin de me quitter, je le vois bien...

Maurice, sans relever la tête, mais serrant la taille de Julie dans ses bras noués, répéta violemment:

—Je ne veux pas, je ne veux pas!

Elle laissa les secousses de ce corps nerveux se calmer, lui dénoua les bras d'un geste doux, et dit:

—Allons!... Je m'en vais.

Est-ce qu'il rêvait? Est-ce que vraiment elle allait partir comme cela, s'arracher de lui? Jamais il n'avait prévu cette fin réelle de leur amour... Elle l'effarait, elle le désarmait.

Il se pendit à ses mains:

—Reste, Julie!... Ce n'est pas possible! Tu ne me quittes pas, voyons! tu ne t'en vas pas? Qu'est-ce que je t'ai fait pour m'abandonner?

—Adieu, dit-elle encore. Il faut que je rentre. Viens demain matin à la maison. On t'y attendra. Adieu!

Il la regarda se lever, se recoiffer, se rajuster rapidement,—s'éloigner. Avant de soulever la portière, elle lui sourit, d'un sourire de mourante: il devina encore l'affreux mot sur ses lèvres: