-- Croyez-vous donc, reprit Maud, que je vive dans le monde où je souhaiterais vivre ? Ah ! dès que je pourrai m'en évader, de cet horrible Paris !...
Les lèvres sur cette main qui maintenant voulait se dérober, Maxime osa répéter:
-- Pardonnez-moi ! Je vous aime tant !
Elle retira sa main et dit sans colère, mais la voix émue:
-- Ramenez-moi !
Il reprit doucement la rame. Ils abordèrent sans rien dire, après une traversée silencieuse. Mais comme ils regagnaient le château, Maxime reprit courage sous la voûte des arbres nus.
-- Maud, dit-il, vous savez que je vous appartiens. Je ne me donne pas à demi: je suis votre esclave, pour toujours, si vous voulez. Mais, je vous en supplie, si vous devez me repousser, ne jouez pas avec moi comme avec un de ces hommes au coeur léger qui vous entourent... Vous savez que je pars bientôt. Je pensais rester trois semaines à Vézeris, puis revenir ? Dois-je revenir ?
Elle serra de sa main droite le bras du jeune homme:
-- Avez-vous foi en moi, maintenant ?
Il répondit: