Cette même correspondante est d’ailleurs d’accord avec de nombreuses autres pour dauber sur «les jeunes gens contemporains».
«La génération des hommes de trente à trente-cinq ans a pris pour idéal les femmes troublantes de Bourget, tout au moins en province... Il faut dix ans pour préparer une génération d’hommes assez réfléchis pour voir dans la fiancée de leur choix la mère destinée à élever leurs enfants, non la poupée plus ou moins poétisée par les artifices de toilette...»
Encore sur les jeunes gens.—Opinion d’une jeune fille:
«Je trouve qu’en général les jeunes gens d’aujourd’hui ne sont pas à la hauteur des jeunes filles. Bien peu songent à modeler convenablement, à agrandir, à élever leur être intime, à développer leur volonté, tandis que cette préoccupation est constante chez beaucoup de jeunes filles.»
Opinion d’une autre jeune fille:
«Énormément de jeunes gens mal élevés, surtout dans ce qu’on appelle le grand monde...»
Les jeunes gens sont-ils en vérité si chenapans que cela? Je n’en sais rien; mais je persiste à conseiller aux Françoises du XXe siècle de les épouser tout de même, ces vilains jeunes gens, et d’avoir bien vite des fils qu’elles élèveront de manière que ceux-ci, du moins, soient d’irréprochables gentlemen vers l’âge nubile.
L’avertissement est toutefois caractéristique, et les jeunes gens actuels feraient bien de le méditer. La génération mariable des jeunes filles les juge avec une sévérité unanime. Et cela encore prouve que la jeune fille moderne est plus critique, plus consciente que ses aînées.
VI.—Les Omissions.
J’arrive aux reproches.