Telles furent les paroles de celle qui nous guidait.
Et je suppliai Louvette de revenir avec moi chez ses parents; mais je vis bien dans ses yeux qu'elle ne me reconnaissait plus.
Toute la nuit, je vécus dans un univers de songes et de mensonges et j'essayai d'apprendre l'ignorance et l'illusion et l'étonnement de l'enfant nouveau-né.
Puis les petites flammes dansantes s'affaissèrent.
Alors, dans la triste nuit, j'aperçus des enfants candides qui pleuraient, n'ayant pas encore perdu la mémoire.
Et d'autres furent pris soudainement par la frénésie du travail, et ils coupaient des épis et les liaient en gerbes dans l'ombre.
Et d'autres, ayant voulu connaître la vérité, tournèrent leurs petites figures pâles vers les cendres froides, et moururent frissonnants dans leurs robes blanches.