[45] Etienne II mourut le 19 mars.—Marguerite de Nurenberg lui survécut deux ans (le 19 septembre 1377).
[46] Riezler, Geschichte Baierns, t. III, Zweite Beilage II.
[47] J. Adlzreiter, Annalium Boicæ gentis..., 2e partie, liv. VI, col. 107.—J. Turmair. Annalium Boiorum..., liv. VII, ch. XXI, p. 760.
[48] Riezler, Geschichte Baierns..., t. III, p. 119.
[49] André de Ratisbonne, Chronicon de Ducibus Davariæ... p. 96.
[50] Les Bavarois appelaient Etienne le Jeune «der gütige Herzog» ou «der Kneissel». Riezler..., t. III, p. 105.
[51] Alterthümer und Kunstdenkmale der Bayerischen Herrscher Hauses, (Munich, 1871. in-f.) notice.
L'année suivante la nouvelle parvenait à Munich qu'Élisabeth, fille du duc Frédéric, n'avait survécu que quinze jours à son mari Marco Visconti[52]. Les liens qui unissaient la Maison de Bavière au duc de Milan se trouvaient ainsi rompus; mais Frédéric les renoua en épousant en secondes noces, Madeleine Visconti, sœur de Thadée[53]. Les fêtes de ce mariage ne furent qu'une courte diversion aux graves préoccupations politiques des Wittelsbach; maintenant la jeune Élisabeth ne voyait plus autour d'elle que des visages contristés ou irrités; elle n'entendait plus que des menaces ou des plaintes. L'insurrection des villes souabes contre l'Empereur et les princes avait gagné la Bavière; Ratisbonne se soulevait, Frédéric et Etienne partaient pour en faire le siège. Des prodiges inouïs éclataient[54]; l'apparition d'une comète à longue crinière effrayait toute la contrée; on massacrait les Juifs. Un moment Élisabeth put croire que de terribles calamités allaient fondre sur les siens. En 1384 Frédéric et Etienne se brouillèrent avec leur frère Jean, à propos du règlement de leurs pouvoirs respectifs[55]; la querelle fut de courte durée, mais Munich, qui avait embrassé le parti de Jean, faillit payer chèrement sa préférence: dans le but de la châtier, Etienne et Frédéric avaient déjà rassemblé une armée, lorsque les bourgeois de la ville leur envoyèrent des députés pour capituler. Les ducs firent grâce, mais à des conditions humiliantes. Élisabeth put voir son père et son oncle reçus aux portes de Munich par tous les habitants contraints de les acclamer tandis que, à genoux, les principaux leur présentaient les clés[56]. Alors, au Ludwisburg, la vie reprit un cours paisible.
[52] Corio, Storia di Milano, t. II, p. 295.
[53] Corio, ibid.—Riezler..., t. III, p. 130.—Bibl. Nat. f. fr. 20 780, fº. 351.—Le contrat fut signé le 25 avril 1382; Madeleine Visconti apportait à Frédéric une dot de 100.000 ducats.