Enfin Jean Dedrèze est le valet-épicier[282], Gillebert Guérard, le premier sommelier de corps[283], et Jean Paillard, un «varlet de la Reine» dont l'office particulier nous est inconnu[284].

[282] Arch. Nat. KK 18, fº 12 vº.

[283] Ibid., fº 109 vº.

[284] Il faut ajouter à cette liste: Jean Saudubois, valet de garde-robe, KK 18, fº 33 rº et Robinette Brisemiche, couturière de la Reine, ibid, fº 18 vº.

Le personnel féminin au service d'Isabeau est nombreux.

C'est d'abord la Comtesse d'Eu[285] qui, sans doute, est sa grande dame d'honneur puisqu'elle signe, de son nom «par la reine», un acte du mois de février 1389[286], et que le 27 mai de la même année, le Roi la nomme en tête des «dames, damoiselles et autres femmes estans en la compagnie de tres chiere et tres amee compaigne la royne[287]». Quel que soit son titre, ses fonctions sont les mieux rémunérées: sur le montant des gages attribués aux dames pour ladite année[288], la Comtesse d'Eu reçoit, pour sa seule part, la somme de 1000 francs[289].

[285] Isabelle de Melun, veuve de Jean d'Artois comte d'Eu, mort en 1387 (le Père Anselme Histoire généalogique de la Maison de France, t. I, p. 388).

[286] Arch. Nat. K 53 A, nº 79.

[287] Lettres de Charles VI, datées de Saint-Ouen «aux généraux conseillers sur le fait des aides à Paris». Bibl. Nat., f. fr. 25 706, pièce 204.

[288] La somme totale était de trois mille cinq cents francs ou livres tournois. Les lettres du Roi indiquent le nom des dames et le montant des gages de chacune d'elles.