[289] Soit, en calculant la livre tournois à 10 fr. 30, 10 300 francs, valeur intrinsèque.

Au-dessous d'elle viennent:

Mademoiselle de Dreux, sa fille[290], que le Roi et la Reine appellent «nostre tres chiere cousine» comme sa mère, mais qui ne reçoit que 500 francs.

[290] Jeanne d'Artois,—mariée, le 12 juillet 1365, à Simon de Thouars comte de Dreux qui fut tué dans un tournoi le jour de ses noces. Elle demeura veuve, portant le nom de Mademoiselle de Dreux, dame de Saint-Valery (le Père Anselme Histoire généalogique de la Maison de France, t. I, p. 389).

Quatre «chambellannes[291]»: Marie de Savoisy[292], dame de Seignelay[293], femme du grand maître de l'Hôtel, qui touche 400 francs; Catherine l'Allemande, veuve de Michel de Campremy, remariée au sire de Hainceville; Madame de Norroy et Madame de Malicorne[294] qui se partagent une somme de 600 francs.

[291] Arch. Nat. KK 20, fº 116 rº.

[292] Marie de Duisy, fille de Philippe de Duisy, maître d'hôtel du Dauphin Charles (Charles V). Cf. le Père Anselme..., t. VIII, p. 551.

[293] Seignelay, ch.-l. de cant., arr. d'Auxerre, dép. de l'Yonne.

[294] Isabeau le Bouteillier de Senlis, fille d'Adam le Bouteillier de Senlis, seigneur de Noisy, avait épousé Gaucher de Châtillon, seigneur de Malicorne (le Père Anselme..., t. VI, p. 264.)