Puis cinq «damoiselles servant la royne», moyennant 140 francs chacune[295]: Marguerite de Gremonville, Catherine de Villiers, Mabillette, Jeannette de la Tour et Margot de Trie[296].
[295] Bibl. Nat. f. fr. 25.706, pièce 204.—Charles VI donnait aussi 140 francs «à Sébille de Croisilles qui a servi très longuement en estat de damoiselle nostre très chière dame et mère que Dieu absoille» (la reine Jeanne de Bourbon).
[296] Arch. Nat. KK 20, fº 117 rº.
Enfin Femmette, la femme de chambre, Jeanne, l'ouvrière de l'atour, et une lavandière, payées chacune 40 francs l'année.
Mademoiselle Jeanne de Luxembourg[297] et Mademoiselle Marie d'Harcourt, jeunes femmes de très ancienne noblesse, du sang même des Valois, sont souvent auprès de la Reine en ces années, mais elles ne font pas partie de sa Maison.
[297] Jeanne de Luxembourg était fille de Guy VI de Luxembourg, châtelain de Lille et de Mahaut de Châtillon, comtesse de Saint-Pol. (Mas Latrie, Trésor de Chronologie, col. 1676).—Marie d'Harcourt, fille de Guillaume d'Harcourt et de Blanche de Bray, était veuve de Louis de Brosse, seigneur de Boussac (le Père Anselme, Histoire généalogique..., t. V, p. 131).
Six prêtres desservent la chapelle d'Isabeau: Jean Gourdet, Jean Mairesse, Pierre de la Vielleville, Gallehaut, Ytier et Pierre Langue[298]. Pierre de la Vielleville a certainement le pas sur les autres, puisque, par une quittance du 3 juillet 1391, «ce prêtre chappelain» est chargé d'encaisser le service de la chapelle[299].
[298] Arch. Nat. KK 19, fº 129 vº.—Il y avait aussi dans la chapelle de la Reine deux clercs et deux sommeliers, ibid, fº 135 rº.
[299] Bibl. Nat. f. fr. 20592, p. 33 et 34.