Ta lèvre tremble; allons! te voilà dans nos rangs;
Tu viens d'apprendre. Oui, nous naissons expirants;
Oui, la vie est malade avant que tu l'effleures.
Que veux-tu? tes épis pleins de lait, verts encor,
Pour tes jeunes larcins plus attrayants que l'or,
N'iront pas égayer sous ce treillage vide
Le ramier, de tes dons si tendrement avide.
Tu courais dans ta joie: et puis, un dard moqueur
T'a frappé sons le sein. Pauvre enfant! c'est le coeur;
On ne peut te l'ôter; la vie est là. Des larmes