Baignent à ton insu ta pâleur et tes charmes;
Tu ne te sauves point dans ton premier effroi:
Un instinct te l'a dit; la mort est devant toi.
Oui, le Pylade ailé de ta coureuse enfance,
Doux et muet témoin de tes ébats naïfs,
Qui se laissait aimer ou gronder sans défense,
Qui savait te répondre en murmures plaintifs,
Ton camarade est mort. Celte idole livide
Grave le premier deuil sur la page encore vide
De ta mémoire vierge. Oh! que tu souffriras!