Ce que tu dois aimer, oh! que tu l'aimeras!

Car nul cri ne t'échappe, et d'un muet courage,

Sous ta petite main tu contiens tout l'orage:

Mais je te sens souffrir de ce qui souffre en moi;

Ce qu'on aime est si triste ainsi gisant et froid.

Nul chagrin n'entrera plus au fond de ton être;

Nul amour ne sera plus vrai pour toi, peut-être.

Là bas, dans l'avenir où coulent tes beaux jours,

A ton beau ramier bleu tu penseras toujours:

Et, plus tard, abattu sous les vents du voyage