Seul, au bord d'un sentier dépeuplé, sans fraîcheur,

Sans soleil, et navré de quelque adieu railleur,

Tes yeux retourneront tristes vers l'humble cage

Où t'attendait l'ami par ton souffle éveillé,

Qui, vivant sur ton coeur, ne l'a jamais raillé!

Oui, tu regretteras cet amour sans mélange,

Et tes pleurs innocents où se mire un jeune ange!

Tu diras dans ton sort, plein d'échos du passé,

Par des amis ingrats amèrement blessé:

Oh! je voudrais, mon Dieu, pleurer de douces larmes,