Je trouve, en arrivant, votre lettre d’Arras. Elle m’émeut infiniment et j’y veux répondre tout de suite, bien que les minutes me soient comptées. Je n’oublie rien; je pense à vous; et si mes pensées ne s’expriment pas toujours dans la forme que vous souhaiteriez, si je vous parais prudente, ou timide, ou froide, à votre tour, mon ami, souvenez-vous de Courtrai.

MARIE.

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Par télégramme:

Reçu lettre. Vous supplie donner détails précis sur tout. Idées absurdes me tourmentent. Pourquoi rester à Naples? Quand irez-vous à Pompéi? Votre triste

CLAUDE.

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Naples, 20 décembre.

Mon cher Claude,

Je reçois votre dépêche et je me demande si vous devenez fou! Quelles sont ces idées absurdes qui vous tourmentent? Vous désirez que je quitte Naples et que j’aille à Pompéi? Hélas! je ne saurais vous satisfaire. Il pleut à torrents depuis une semaine: il pleut comme il a plu à Sienne, à Pise, à Rome, comme il pleut sans doute en Flandre. Et papa, désolé, ne veut pas que Pompéi, enlaidie par les averses, le brouillard et la boue, me déçoive comme Naples m’a déçue...