—Il réserve cette question... Autre chose l’intéresse. Cet ennemi de l’archéologie voudrait acheter, en bloc, tous les gravats et cendres de Pompéi.
—Pourquoi faire?
—Pour faire du ciment. Il connaît un architecte bavarois qui est l’associé d’un entrepreneur italien, et tous trois rêvent de fonder une société et de bâtir, par toute la Péninsule, des maisons ouvrières, avec des logements salubres, à bon marché... Pompéi fournirait le ciment...
—C’est sérieux, papa?
—Très sérieux. L’idée est peut-être bonne.
Marie se récria:
—Des corons à Naples, papa! Quelle horreur!
—Et l’horreur des rues actuelles, foyers de misère, de corruption et de maladies?... Je ne veux pas vous offenser, mon cher Angelo, mais on est dégoûtant dans votre ville...
—Papa, s’écria Marie, tu redeviens Flamand parce que tu es fâché! Allons, retrouve ce bel optimisme qui m’indignait, en décembre, quand je détestais Naples! Oublie la fresque, oublie monsieur Hoffbauer... Vois comme la lumière est belle aujourd’hui! Nos étés de France sont moins splendides que ce printemps. Monsieur Angelo, je vous confie mon père. Vous ferez l’impossible pour lui rendre sa bonne humeur...
—Madame, je vous obéirai exactement, et je ferai l’impossible...