—Il n’y a pas de quoi... Ma pauvre Josanne, la vie est dure pour vous, je le sais... Vous avez des heures de doute, d’agacement...
—De défaillance... Ah! mademoiselle je vous admire.
—Bah!
—Je fais mieux: je vous aime...
—Ça, c’est gentil... Vous ne me trouvez pas trop ridicule?
—Ridicule! Vous qui avez tant de raison et tant d’indulgence, et cette force d’espoir, et cet optimisme paisible!... Vous êtes une sœur de charité laïque, oui, tout anticléricale que vous êtes...
Josanne se mit à rire:
—Vous auriez dû vous marier; je vous vois très bien, mariée et mère de famille...
—J’aurais pu me marier, dit la vieille fille avec un petit air de fierté. A vingt ans, je n’étais pas plus laide qu’une autre, et l’on m’a demandée, oui; deux fois!
—Et vous avez refusé!... Pourquoi?