—Par Foucart... Est-ce que vous partirez bientôt? Elle pensait:

«Ce sera fini de notre amitié. Je me retrouverai seule comme avant. Et lui m’oubliera vite...»

Elle regrettait d’avoir connu Noël, de lui avoir donné un peu de sa pensée, un peu de son cœur, et puisqu’il devait partir, elle souhaitait qu’il partît tout de suite.

—Bientôt?... Pas avant l’année prochaine... Et peut-être plus tard... peut-être jamais... J’ai beaucoup de choses à faire... Et mon livre sur la question agraire en Italie!... Et ma série d’articles de la Revue indépendante! Et l’imprévu!...

Josanne ne bougeait pas, mais il sentit qu’elle était contente, et il affirma plus énergiquement:

—Le Japon!... Que diable irais-je faire au Japon?...

—Tuer votre ennui...

—J’ai un meilleur moyen... Quand je me sens vague, et veule, et déprimé, je pense à vous qui êtes si vaillante. Et je me dis: «Si tu ne travailles pas, tu n’iras pas la voir aujourd’hui...» et je travaille en grognant... Vous êtes ma récompense.

Et il ajouta, d’une voix émue, presque tendre:

—Demandez-moi, vous, demandez-moi quelque chose de très difficile à faire...