Et comme il parlait ainsi, il vit que Josanne rougissait: une onde rose passait sur le délicat visage incliné, colorait les joues, les paupières, le front, jusqu’à la racine des cheveux noirs. La rougeur charmante révélait le trouble de la femme... Était-elle offensée, ou confuse, ou contente?... Elle dit, avec un accent un peu moqueur:

—Soit! Mettez-vous là, au petit bout de la table, et traduisez-moi ce passage du Weekly. Nous avons trop bavardé! Je suis en retard...

—Mais je sais l’anglais assez bien... et ce n’est pas difficile...

—Chut!... Travaillez!...

Il murmura:

—Vous êtes méchante. Vous vous moquez de moi.

Et il obéit.

Dans le vestibule, c’était l’ordinaire rumeur des pas et des voix, les appels, les réponses, l’irritante sonnerie du téléphone. Le bureau de Josanne semblait plus tiède et plus clos que les autres jours, et plus douce s’irradiait la blanche lumière de la fleur opaline. Et Noël dit:

—On est bien.

Josanne répondit: