Elle songeait à Maurice qui ne l’avait jamais aidée, encouragée ni consolée. Et elle faillit dire: «Pourquoi, ô mon ami, mon ami unique et incomparable, pourquoi venez-vous si tard?...»

Mais cette phrase, qui était presque un aveu, mourut sur ses lèvres, et Josanne tendit la main à Noël:

—Je ne doute pas de votre cœur, mon ami... mais, voulez-vous, parlons d’autre chose?

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XX

—Allons, faites vous-même le menu! Dites ce que vous aimez! Je veux que ce déjeuner d’adieu vous plaise...

—Oh! un «déjeuner d’adieu»!... Pourquoi pas un repas funèbre?... Parce que je m’en vais à Chartres, demain...

—Et que vous y resterez quinze jours! Je serai triste... Et vous, vous serez heureuse de revoir votre tante et votre petit garçon...

—C’est bien naturel...

—Oui... Et quand vous reviendrez, ce sera fini de notre liberté. Vous donnerez à votre enfant toutes vos heures de loisir. Vous ne serez plus mon amie: vous serez une maman.