—Ne sois pas ironique... Je ne peux pas être jaloux de Valentin, voyons!... C’est un malade, un malheureux... Tu m’as expliqué cent fois la nature de tes sentiments...

—Ne me parle pas de mon mari! dit Josanne avec une sourde colère. Cela m’afflige, m’irrite et m’humilie...

—Alors, parle-moi de toi, de nous... Ne me fais pas ces yeux méchants!... Ma petite Jo...

Il l’attirait.

—Ne tourne pas la tête... Viens là!... Plus près!... Tu vois, je suis le plus fort, je te tiens!... Ah! comme j’aime ton baiser!...

Il cédait au charme sensuel... L’ombre, le contact de la femme, la querelle même et la nervosité de Josanne avivaient son désir. Il devenait presque tendre.

—Écoute, mon mignon, je ne suis pas si féroce que tu crois!... Je sens si bien que tu m’aimes!... Et quand tu es là, mes scrupules et ma mauvaise humeur, tout s’envole. Oh! je tiens à toi, beaucoup beaucoup...

Elle lui rendait ses baisers, enivrée, triste et honteuse.

—Tu sais, disait-il tout bas, lèvres sur lèvres, je chercherai pour nous une autre petite chambre.

—Ce ne sera plus notre chambre. Pourquoi n’as-tu pas renouvelé la location? Quel regret pour moi!