Noël frappe à la porte timidement:
—Josanne!
Elle répond, en hâte:
—Oui, Noël...
Quand il entre, elle devient pâle, pâle!...
—Mon amour, comme vous voilà tremblante!...
Elle tremble, mais, cette fois encore, elle obéit; elle reste debout près de Noël, enlacée, soutenue par lui, et elle le regarde, jusqu’à l’âme, avec des yeux qu’il ne lui a jamais vus: des yeux sombres, caressants, résignés, d’une douceur animale, des yeux que la première parole du maître emplira de frayeur ou de volupté...
Et ses yeux, ses bras frêles, sa taille qui plie, ses épaules qui se resserrent, semblent prier:
«Je suis faible et je suis à vous. Ne me faites point de mal...»
Elle n’est plus Josanne Valentin; elle est la femme devant l’homme, et elle fait le geste instinctif, séculaire, de retenir le vêtement qui s’ouvre et glisse. Elle attend que son amant la flatte et la rassure comme une douce bête effrayée, qu’il l’apprivoise, qu’il l’étourdisse enfin et qu’il l’enivre...