C'est un homme assez agréable mais d'un physique qui surprend un peu. Je suis très contente de le connaître. Il a des yeux bleus et il me regardait à tout instant en parlant, comme s'il cherchait à voir ce que je pense.
En somme, il a dû être très gêné, ce Parisien, au milieu de cette admiration sérieuse.
Au revoir.
À Monsieur Henry Houssaye
de la «Revue des Deux Mondes.»
Monsieur,
Les étrangers sont comme le grand Molière, ils prennent leur bien où ils le trouvent. Nous aurions imité que ce serait notre excuse. Ce qui est étonnant, c'est qu'un critique d'art de votre valeur dise qu'on suit tel peintre avec tel système, qu'on emploie tel procédé!!! parce qu'on ne se cantonne pas pour toujours dans une spécialité chère aux marchands.
Ni M. Bastien-Lepage, ni le troupeau d'étrangers que vous citez ne songent, je crois, à adopter ou à renier les Japonais, les Primitifs, etc., etc. Ils font ce qu'ils voient avec sincérité, sans malice, avec plus ou moins de talent. Si leur sujet les prend dans la rue ils le font dans la rue, si c'est dans un atelier ils adoptent l'atelier. Vous êtes trop observateur pour ne pas avoir remarqué les différences d'éclairage. Peindre des marins au bord de la mer en plein air où la lumière est difficile, ou des gamins au coin d'une rue à l'endroit même où on les voit, est-ce suivre un système?
Soyez juste. Si on faisait régner dans un salon une atmosphère semblable à celle du dehors, ce serait système et parti pris. Nous ne l'avons pas fait. Nous avons fait ce que nous avons vu et comme nous avons pu. Excusez du peu et ne nous calomniez pas.
Une des peintres étrangers cités.