Vous savez que la princesse S. s'est embarquée pour l'Amérique, où elle veut, dit-on, se marier. Voilà qui serait une fin extraordinaire.

Êtes-vous assez heureux d'aller à Rome! Je vous envie et je l'avoue, quoique l'envie soit une bassesse.

Racontez-moi ce que vous avez vu aux funérailles du roi et tout le reste. Soyez bien aimable et donnez-moi toutes les nouvelles et vieilleries imaginables... Je lirai cela à table, puisque c'est là seulement que je suis libre.

On vous fait dire mille choses aimables. Est-ce qu'il y aura un carnaval?

Au même.

On vient de me voler mon chien blanc, Pincio, celui que vous avez vu chez nous. C'est horrible. Je crois qu'on l'a emmené de Paris; j'écris de tous côtés dans le cas où ces misérables viendraient à être attrapés par les âmes charitables auxquelles je m'adresse. Savez-vous une action plus indigne que voler un chien? C'est lâche tout bonnement. Comment! on prend une créature qui est attachée à ses maîtres, qui a parfois une intelligence bien supérieure à celle de certains bipèdes, mais qui n'est pas en état de se défendre, voilà le sublime de la petitesse et de la méchanceté.

Vous êtes bien heureux, vous n'avez pas de chien et on ne vous en a pas volé. Enfin!

Que faire, j'ai fait afficher 200 francs de récompense et cela n'a servi à rien. N'est-ce pas une indignité de toute la race humaine?

Consolez-moi en me parlant de l'Italie.

À Mademoiselle B***