Au même.

Vous avez raison. Les romans m'ont tourné la tête. Ces choses-là ne se font pas.

Je suis fâchée jusqu'aux larmes de ce que vous avez pensé, mais aussi j'ai été par trop niaise. Ce n'est pas à vous qu'on envoie des bêtises copiées par un écrivain public.

Voilà pourtant un exploit qui m'a donné du mal!

Quoi qu'il en soit, je vous assure que je ne mentais pas et que me trouvant toute seule en face d'une situation inextricable, d'une résolution folle à prendre, j'ai prié Dieu et j'ai songé à vous, m'imaginant que vous seriez l'être fantastique qui, au lieu de me prendre pour une «des femmes du monde qui, etc.,» comprendrait l'âme en peine venant à lui chercher la lumière...

Vous me faites parfaitement sentir la distance qu'il y a entre ce que nous imaginons et ce qui est. Je me coucherai de bonne heure, je vous le promets; aussi grâce à vous je resterai toujours jeune.

Quant au... renseignement dont j'ai besoin, je le demanderai à Celui qui m'a suggéré de vous le demander.

Dormez bien, Monsieur, et continuez à être aussi bourgeois en particulier que vous êtes artiste en général, c'est aussi un moyen excellent pour ne pas vieillir.

Je vous verrai sans doute samedi à la Chambre... On proposera le divorce.

En fait de divorce, je vous annonce celui de mon adoration avec votre personne.