1884

À M. B...

Mon cher B...,

Puisque l'usage veut que je vous adresse quelques paroles qui ne feront que vous ennuyer, les voici. Mais ne vous aurais-je rien écrit que vous n'en seriez pas moins convaincu de la profonde sympathie que vous trouverez toujours chez nous et chez moi à l'occasion de tout événement heureux ou malheureux dans votre famille.

Votre pauvre père souffrait beaucoup et sa maladie était incurable; que cela vous soit une consolation s'il peut y en avoir. Soyons tous courageux, la vie est un tissu de misères, je le dis aussi sérieusement que je l'ai dit dans les moments gais.

Embrassez pour nous toutes votre chère mère; une poignée de main à Alexis, et croyez-moi bien votre amie.

P.S.—Donnez des nouvelles de tout.

À Mademoiselle C***.

Chère Claire,

J'ai trouvé mon tableau, seulement... c'est-à-dire voici, c'est tout à fait convenable et je crois que c'est intéressant, seulement... n'en parlez pas et ne me demandez pas ce que c'est. Je travaille dans un coin désert à Saint-Cloud et personne au monde ne doit rien voir. C'est d'abord parce que... à cause du mauvais œil.