— D’où es-tu ?

— De Fouesnant.

— Qui sont tes parents ?

— Ils sont morts… Je n’ai plus que ma sœur Corentine, elle demeure à Fouesnant avec Mlle Martineau qui va lui montrer à devenir maîtresse d’école…

— Bon, bon ! Et toi, que comptes-tu faire ?

— Travailler pour gagner ma vie honnêtement !

— C’est bien dit, mon gars, et je te crois. Écoute, mon mousse ne sera pas remis d’ici à quelques semaines, tu peux prendre sa place. Je vais à Nantes porter une cargaison de sardines à l’huile. Quand nous serons là-bas, je ne te laisserai pas dans l’embarras, je trouverai bien un coin pour toi dans un bateau ou un autre. Ça te va-t-il ?

— Oh ! oui, capitaine, merci ! Seulement…

— Seulement quoi ?

— Si vous ne partez pas tout de suite, je voudrais bien aller dire adieu à Corentine et à Mlle Martineau qui a été si bonne pour nous depuis la mort de ma mère,… et aussi à Alain Le Pennec, mon camarade.